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Tessy Fautsch, infirmière luxembourgeoise
en mission au Bangladesh

Tessy Fautsch est coordinatrice médicale pour MSF au Bangladesh dans le district de Cox’s Bazar. Sa mission va durer 6 mois, du 5 novembre au 4 mai 2019. En tant que coordinatrice médicale, elle est responsable de la qualité médicale des projets MSF.

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Je suis ici pour que les réfugiés rohingyas aient un meilleur accès aux soins de santé. Nous ne devons pas les abandonner à un sort tragique.

Tessy Fautsch à Jamtoli dans le district de Cox’s Bazar au Bangladesh en novembre 2018.

©MSF

Depuis 12 ans, Tessy, infirmière luxembourgeoise, part régulièrement pour des missions MSF. Notamment au Tchad en 2007 pour apporter une assistance aux réfugiés du Darfour, après le tremblement de terre en Haïti en 2010 et pendant l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014-2015. Mais aussi en Centrafrique, au Burundi, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud à plusieurs reprises.

Ce qui me motive, c’est de voir que notre action peut faire une différence.

Le contexte

En un an, plus de 700 000 hommes, femmes et enfants ont dû fuir le Myanmar vers le Bangladesh en laissant tout derrière eux.

© Antonio Faccilongo

Des enquêtes menées par MSF dans les camps de réfugiés au Bangladesh estiment qu’au moins 6 700 Rohingyas ont été tués, dont 730 enfants, entre le 25 août et le 24 septembre lors des violences commises par l’armée du Myanmar.

© Moises Saman/Magnum Photos for MSF

Le 25 août 2017, l’armée du Myanmar a déclenché une campagne concertée de violence contre les Rohingyas dans l’État de Rakhine. Elle a poussé plus de 700 000 personnes à se réfugier de l’autre côté de la frontière, dans le district de Cox’s Bazar au Bangladesh, ce qui a porté le nombre total de réfugiés rohingyas dans le pays à plus de 919 000.

En un mois, au moins 6 700 Rohingyas ont été tués, dont 730 enfants.

Les conditions de vie

Les abris de fortune construits en urgence sont devenus permanents. Les réfugiés rohingyas n’ont pas le droit d’avoir de vraies maisons en dur, parce que pour les autorités, ils ne sont pas là pour rester. Les réfugiés construisent donc leurs abris avec des bambous et des bâches en plastique, ce qui offre une protection plutôt mince contre les pluies de la mousson.

© Daphne Tolis/MSF

Les conditions de vie dans les camps de réfugiés au Bangladesh sont extrêmement précaires, particulièrement pour les plus vulnérables, comme les enfants.

© Mohammad Ghannam/MSF

La plupart des réfugiés ont un accès limité à l’eau potable et aux latrines.

© Paul Andrew Jawor/MSF

La plupart des réfugiés rohingyas vivent dans des abris précaires et des conditions d’hygiène et d’assainissement effroyables, dans des camps surpeuplés exposés aux glissements de terrain et aux inondations, et manquant d’eau potable. La situation sanitaire reste très dégradée, notamment dans le camp de Kutupalong-Balukhali, le plus grand camp de réfugiés au monde.

Aujourd’hui, plus de 900 000 Rohingyas restent confinés dans des camps insalubres dans le district de Cox’s Bazar au Bangladesh. C’est 1,5 fois la population du Luxembourg.

Notre action

En un an, plus de 16 000 patients ont été hospitalisés dans les structures de santé MSF.

© Anna Surinyach

Sur les 843 800 consultations médicales réalisées par MSF entre août 2017 et août 2018 dans ses 18 structures de santé, près de la moitié concernait des pathologies liées à la très grande précarité dans laquelle sont confinés les réfugiés rohingyas.

© Pablo Tosco/Angular

Depuis le début de la crise, MSF a considérablement élargi ses activités pour répondre aux besoins des réfugiés rohingyas et gère 8 postes de santé, 5 centres de soins de santé primaires, 4 établissements avec services hospitaliers et 1 centre de réponse aux épidémies.

Sur les 843 800 consultations médicales réalisées par MSF entre août 2017 et août 2018 dans ses 18 structures de santé, près de la moitié concernait des pathologies (notamment les infections des voies respiratoires et les maladies diarrhéiques) liées à la très grande précarité dans laquelle sont confinées ces personnes. En un an, plus de 16 000 patients ont été hospitalisés, soit environ 44 par jour.

Les services de santé mentale sont aussi une partie importante de l’aide apportée par les équipes MSF à une population qui a souffert de niveaux extrêmement élevés de violence. En un an, les équipes MSF de santé mentale ont réalisé plus de 16 000 consultations individuelles et plus de 18 000 sessions de groupe.

Les besoins en soins de santé restent immenses. Nous devons continuer notre action.